J'ai commencé la musique par un apprentissage classique sur une guitare nylon. Cette tradition Européenne de l'enseignement m'as permis d'acquérir de solides bases techniques et théoriques qui me font apréhender tout style confortablement.
Curieux de découvrir d'autres chemins, c'est naturellement que je me suis intéressé aux autres types de guitare.
J'ai ainsi découvert la guitare électrique à une époque, dans les années 80, où les partitions n'étaient pas aussi nombreuses que maintenant.
C'est donc à l'oreille que nous repiquions les riffs et les solos des grands standards des sixties et seventies. Je travaillais également avec cette approche les répertoires des orchestres de bal dans lesquels j'ai joué quelques années.
Cette façon de travailler m'a fait découvrir une autre approche de l'acquisition des savoir moins académique, plus empirique que l'enseignement classique, plus basée sur la transmition orale. Nous nous échangions des plans entre guitaristes et c'était une époque où il fallait aller chercher la culture, elle venait moins facilement à nous.
J'ai commencé le jazz en écoutant et en relevant la musique de Django Reihnardt. Son morceau "Nuages" me donna envie de faire ce métier.
Mes premiers groupes étaient aussi une joie de se retrouver entre copains et de composer ensemble.
Après avoir décidé de devenir professionnel, je me suis donné les moyens de réussir en finalisant mes études de guitare classique et de solfège au conservatoire de Montauban. J'ai également suivi le cursus jazz du conservatoire de Toulouse, mais c'est vraiment à la faculté de musicologie et l'obtention de mon diplôme d'état de professeur de musique que j'ai pu ensuite avoir un pied solide dans l'enseignement.
Pour moi jouer et enseigner ne sont pas tout à fait les même métiers, mais ils reposent tout deux sur le même objectif: échanger et produire des émotions dans un cas en s'exprimant avec son instrument et dans l'autre en transmettant des savoirs.